tag:blogger.com,1999:blog-5587186803050466494.post-16641383135053313562009-02-01T18:53:00.000+01:002009-02-01T18:53:00.000+01:002009-02-01T18:53:00.000+01:00Je suis frappé par la légèreté de ce message, et j...Je suis frappé par la légèreté de ce message, et je réagis au cas où, bien que plusieurs mois après la bataille : vous reprochez à la "secte" psychanalytique - il y aurait beaucoup à dire sur cette assimilation de la psychanalyse à un mouvement de type sectaire - de mettre à mal ce que vous appelez la "libre procréation", et de n'avoir aucune autorité pour le faire, puisque elle n'est qu'une pensée "magique". Il est tout de même un peu facile de parler de verbiage creux et de jargon quand on ne prend même pas la peine de comprendre ce que signifie et implique ce jargon. Il se trouve que les psychanalystes en savent un bout sur les enfants, et qu'ils s'expriment, en citoyens, sur le fondement de leur expérience clinique. <BR/>Je me permets de coller ici une déclaration de Jean-Pierre Winter qui me semble situer le débat à sa véritable hauteur. Selon moi, c'est à cette argumentation-là qu'il faudrait être en mesure de répondre : <BR/>"Le droit à l’homoparentalité enfreint, pour moi, un principe intangible qui est tout simplement celui de la réalité. Cela revient à dire que l’impossible - jusqu’à nouvel ordre, il faut toujours un homme et une femme pour faire un enfant - est possible! Je suis bien placé pour savoir que la souffrance psychique d’un enfant est très souvent liée avec ce qui se passe dans le lit de ses parents. L’enfant dans un couple d’homosexuels saura toujours qu’il ne peut pas être né de la relation entre ces deux êtres-là. Qu’il doit chercher ailleurs son origine, sa généalogie. Or les couples homosexuels - on le voit à travers les moyens qu’ils utilisent pour la procréation (banque du sperme, mère porteuse ou géniteur de passage) - ont tendance à exclure celui qui a contribué génétiquement à la naissance de l’enfant qu’ils vont aimer et élever. Il est paradoxal qu’au moment où l’on veut faciliter la recherche parentale pour les enfants nés sous X ou pour les enfants adoptés, on organise un type de famille d’où le géniteur serait exclu. Plus grave encore: on enlève à l’enfant les moyens de nommer sa parentèle. Comment appellera-t-il le compagnon de son père, la compagne de sa mère, leurs frères, leurs sœurs? On nous rétorque que l’on inventera des mots. Mais ces mots de toute façon bafoueront la réalité généalogique. Parler de droit à l’enfant pour des couples homosexuels revient à nier l’importance de la filiation dans la construction psychique d’un enfant. Cela ne sera pas sans conséquence. On parle du droit des homosexuels. Moi, je défends le droit des enfants à avoir un père et une mère."<BR/>Le reste de l'entretien se trouve ici : <BR/>http://www.carmed.org/page-97-jpWinter.htm<BR/>Il est trop simple, et bien léger, de ne voir là qu'un réveil de l'ordre moral. Aucun psychanalyste, d'ailleurs, ne prétend priver les homosexuels du droit d'avoir des enfants ; en revanche, ils considèrent que cet enfant doit avoir un père et une mère, non pas simplement biologiquement, mais avant tout symboliquement : autrement dit, la mère ou le père ayant permis la procréation doit pouvoir être reconnu comme tel par l'enfant, tout simplement parce qu'on lui doit la vérité. Et ça n'est en rien une attaque contre les homosexuels - faut-il préciser qu'un certain nombre de psychanalystes le sont ? - ou les mères porteuses.Tanguynoreply@blogger.com