tag:blogger.com,1999:blog-5587186803050466494.post-69150321519179816122008-12-28T12:43:00.001+01:002008-12-28T12:45:40.800+01:002008-12-28T12:45:40.800+01:00Echec et mâleL’équipe de Merim Bilalić se demande pourquoi on trouve si peu de femmes parmi les meilleurs joueurs d’échecs – une question qui en rappelle une autre, récurrente, sur la faible représentation féminine dans certaines disciplines scientifiques. En analysant les données de clubs d’échecs allemands, les auteurs montrent que la domination masculine peut s’expliquer à 96% par de simples statistiques : les hommes étant 16 fois plus nombreux à jouer aux échecs que les femmes, il est prévisible que l’extrémité de la distribution gaussienne des talents à ce jeu contienne bien plus d’hommes que de femmes. C’est-à-dire: si l’on prend un groupe de 100 femmes et 1600 hommes classés selon leurs résultats aux tournois, le dernier percentile des joueurs les plus brillants sera presqu’entièrement formé d’hommes (et cela sans besoin de faire référence à un avantage biologique ou culturel : ce serait la présence d’une forte proportion de femmes dans les meilleurs qui serait une anomalie statistique demandant une explication). Mais ce genre observation ne fait évidemment que repousser le problème: pourquoi trouve-t-on 16 fois de garçons que de filles dans la base démographique du jeu d’échecs?<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Référence :</span><br />Bilalić M. et al. (2008), <a target="nouvellefenetre" href="http://journals.royalsociety.org/content/c797g01k587u5747/">Why are (the best) women so good at chess? Participation rates and gender differences in intellectual domains</a>, <span style="font-style: italic;">Proc. Roy. Soc. B</span>, online pub., doi : 10.1098/rspb.2008.1576.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='http://res1.blogblog.com/tracker/5587186803050466494-6915032151917981612?l=www.mutageneses.com'/></div>Charles Mullerhttp://www.blogger.com/profile/05183344966229571119noreply@blogger.com3